Augmentation mammaire avec implant

Dr Armand Paranque

Quels sont les différents moyens ou types d'augmentation mammaire ?

Il existe actuellement trois méthodes essentielles permettant d'augmenter le volume de la poitrine :
- Le lipofilling : il s'agit d'un transfert de graisse autologue réalisant une augmentation mammaire sans implant. La graisse est prélevée sur la patiente, dans les zones où elle est en excès, purifiée puis ré-injectée dans le sein. La technique donne des résultats très naturels, mais nécessite la présence de graisse en volume notable dans les zones donneuses (ventre, cuisses). Il faut souvent prévoir une résorption de la graisse injectée et donc une ou deux séances supplémentaires espacées chacune de 6 mois au moins. Le gain en volume est moins important que celui obtenu avec des implants, soit un demi à un bonnet.
- Les implants ou prothèses : technique la plus utilisée aujourd'hui, ils permettent des résultats très naturels en jouant sur les paramètres de l'implant et son positionnement.
- L'augmentation mammaire composite : elle associe implant et lipofilling afin de masquer au mieux les contours de la prothèse mammaire ou de faire bomber plus le décolleté si telle est la demande.

Quelles sont les dernières évolutions dans le domaine de la chirurgie d'augmentation mammaire ?

Ces dernières années, plusieurs progrès ont permis d'améliorer la sécurité des implants mammaires et d'obtenir des résultats bien plus naturels :
- L'amélioration des implants : leurs enveloppes ont été considérablement renforcées et doublées ; les gels de silicone employés sont cohésifs et restent à l'intérieur de l'implant en cas de rupture.
- Le lipofilling ou injection de graisse autologue, associé ou non à la pose de prothèses, et dont les indications sont aujourd'hui courantes en chirurgie esthétique du sein.
- Le positionnement de l'implant bénéficie aujourd'hui de la technique "dual plan" proposée par John Tebbetts, un chirurgien plasticien texan. Elle consiste à placer la prothèse sous le muscle en haut et sous la glande mammaire en bas, ce qui donne au sein un aspect plus naturel (moins bombé au niveau du décolleté et avec un enroulement plus naturel dans la portion basse).
«Prothèse

Schéma SOFCPRE

Quelles sont les principaux types d'implants mammaires ?

La forme des implants mammaires :
- Anatomique : en goutte d'eau. Sa rotation éventuelle au sein de sa loge est donc visible. Elle implique donc une surface rugueuse afin de prévenir sa rotation par effet velcro. Ces surfaces sont aujourd'hui totalement interdites par l'ANSM, elles ne sont donc plus proposées par le Pr Armand Paranque, chirurgien esthétique à Paris.
- Ronde : les seules posées à ce jour. Leur rotation est imperceptible visuellement et leur surface peut donc être lisse conformément à la législation française actuelle.

Le contenu des prothèses mammaires :
- Les implants remplis de sérum physiologique : le chirurgien peut les remplir progressivement durant l'intervention et observer ainsi l'aspect du sein peu à peu augmenté. Ces implants offrent cependant un aspect et un toucher moins naturels, et des plis apparaissent plus souvent que sur leurs homologues emplis de gel de silicone. En cas de rupture, le sérum échappé de l'enveloppe se résorbe sans problème dans l'organisme (le sérum physiologique est utilisé dans la plupart des perfusions intra-veineuses).
- Les implants remplis de gel de silicone : aujourd'hui très fiables, ce sont les plus utilisés. Ils offrent un aspect esthétique et un toucher parfaitement souple et naturel. Leur durée de vie est supérieure, sous couvert d'une surveillance régulière réalisée par votre chirurgien esthétique ou votre gynécologue.

Le volume des implants :
Sur une prothèse ronde, il est déterminé par la base ou diamètre de l'implant et l'épaisseur maximale en son centre ou projection ou encore profil.
- Il sera choisi selon la demande de notre patiente mais également de sa morphologie (taille, silhouette, volume de la glande, forme du thorax...)
- A volume égal, la base la plus large sera privilégiée le plus souvent sur la projection pour un résultat naturel
- Un volume de 200 cc augmentera la poitrine d'un bonnet environ
- Un volume de 300 cc assurera une augmentation mammaire d'1,5 à 2 bonnets
- La french touch garantissant une poitrine naturelle retient un volume moyen de 260 à 300 cc le plus souvent.

La voie d'abord et sa cicatrice, par où poser l'implant mammaire ?


«Implant

Schéma SOFCPRE
Il existe 3 abords pour poser un implant mammaire, chacun présentant ses avantages et inconvénients :
- La voie axillaire : séduisante à priori ; elle est située dans l'aisselle, loin de la zone à traiter ce qui complique la gestion d'un éventuel saignement durant l'intervention. Bras levés, la cicatrice peut être assez visible.
- Les voies aréolaires : située entre zone pigmentée et peau normale (hémi-aréolaire inférieure) ou en pleine zone pigmentée contournant le mamelon. Elles sont en principe très discrètes, mais le diamètre de l'aréole doit être suffisant pour que l'implant puisse être introduit sans trop de contraintes. Elle peut être visible dans certains cas.
- La voie sous-mammaire : masquée dans le sillon sous-mammaire, elle permet un contrôle parfait de la loge et du sillon, elle reste dans l'ombre du sein à terme. Elle est donc excessivement discrète, mais peut-être visible en position allongée.
En pratique et en chirurgie d'augmentation mammaire à Paris, les voies aréolaires et sous-mammaire sont les plus utilisées.
Lorsqu'il existe une ptôse mammaire, celle-ci sera idéalement traitée simultanément à la pose de l'implant par une mastopexie ou lifting du sein, qui implique des cicatrices supplémentaires dont la longueur sera proportionnelle à l'importance de la ptôse.

La position des prothèses mammaires : devant ou derrière le muscle ?

L'implant est souvent placé en arrière du muscle Grand Pectoral afin d'estomper au mieux les contours ronds de l'implant, en particulier dans sa portion correspondant au décolleté.
La tendance actuelle est au positionnement mixte de l'implant, sa portion supérieure étant rétro-pectorale, sa portion inférieure rétro-glandulaire (en avant du muscle et en arrière de la glande), l'ensemble donnant un aspect moins bombé au décolleté et un déroulement du sein plus naturel dans son pôle inférieur. C'est la technique du Dual Plan déjà évoquée plus haut.
Dans certains cas toutefois, la position rétro-glandulaire (en avant du muscle) sera plus volontiers choisie :
- Lorsque le volume de la glande est suffisant pour masquer les contours de la prothèse
- Chez les sportives : les contractions du muscle imposant trop de contraintes à l'implant, celui-ci est susceptible de changer de position. Mais à l'inverse et chez ces mêmes patientes, si le volume de la glande est trop faible, l'implant risque d'être visible et le résultat peu naturel. Tout est affaire de cas particuliers.
- Lorsqu'il existe une ptôse du sein et que notre patiente refuse toute cicatrice supplémentaire. Elle acceptera dans ce cas une cure incomplète de sa ptôse par la seule pose d'un implant en position rétro-glandulaire (et dans ce cas volontiers à projection haute ou high-profile).

La consultation avant chirurgie d'augmentation mammaire

Deux consultations au minimum sont requises. Le Pr Armand Paranque discutera de vos motivations et souhaits en termes de volume et de proportions. L'examen permet de prendre des mesures (dont la base du sein qui limite le diamètre de l'implant, la position des aréoles, celle des sillons), d'évaluer le volume et la consistance de la glande, la qualité de la peau, l'existence d'une asymétrie mammaire ou du grill costal, d'une scoliose.
Des essais seront réalisés avec un soutien-gorge de type brassière, sous des vêtements moulants et amples, et des exemples (avant-après) seront analysés ensemble.
Une fourchette de volume sera déterminée, puis les voies d'abord et position de l'implant seront précisées.
Un examen radiologique des seins sera prescrit avant la date de l'intervention.

Les suites et soins post-opératoires

Le pansement modelant réalisé au bloc opératoire est retiré le lendemain. Les soins de cicatrice sont débutés. La douche est autorisée dès le surlendemain de l'intervention, suivie des soins locaux prescrits par votre chirurgien après séchage parfait par une compresse stérile (désinfection et pommade grasse).
Le soutien-gorge médical est porté 3 semaines (Embody, Médical Z...), puis remplacé par un soutien-gorge sans armatures conservé 3 semaines.
Une semaine de repos est en général suffisante avant la reprise des activités socio-professionnelles.
Un sport de type cardio peu intense (vélo d'appartement, elliptique) peut être repris vers J21, alors que les sports plus violents (running, tennis...) ne seront pas possibles avant la fin du second mois post-opératoire.
Une protection solaire sera conseillée (comme pour toute zone opérée), avec application de crème indice 50+ durant 1 an.

L'augmentation mammaire est-elle douloureuse ?

Elle n'est douloureuse que lorsque l'implant est placé en position rétro-musculaire. Les antalgiques prescrits par votre chirurgien esthétique à paris suffisent alors à calmer la douleur qui va s'estomper en moins d'une semaine le plus souvent. Cette douleur post-opératoire est encore mieux réduite lorsque votre chirurgien injecte un antalgique dans la loge en fin d'intervention.

Le résultat d'une augmentation mammaire

Dans les 6 premières semaines, l'oedème donne souvent au sein un aspect tendu et très bombé, en particulier au niveau du décolleté. Il faut attendre 6 mois pour que le résultat se stabilise.
Il est essentiel de comprendre que le résultat d'une chirurgie dépend bien sûr du geste réalisé par son chirurgien plasticien, mais également de la patiente et de la qualité de ses tissus.

La surveillance des seins après augmentation mammaire

Une consultation chez votre chirurgien esthétique ou votre gynécologue, avec examen clinique et imagerie, est conseillée au minimum une fois tous les deux ans. A partir de 35 ans, cette même surveillance est de toutes façons impérative, même en l'absence de chirurgie d'augmentation mammaire.

La durée de vie d'un implant mammaire

Il est difficile de prédire la durée de vie précise d'un implant mammaire. Les fabricants ont fait de tels progrès que l'implant lui-même est souvent garanti à vie en cas de rupture avérée.
En revanche, les tissus vieillissent et évoluent. Le résultat peut donc se dégrader progressivement et imposer une nouvelle intervention avec changement des prothèses éventuellement associé à d'autres gestes (mastopexie, lipofilling).

Si un jour je ne souhaite plus avoir de prothèses, puis-je les faire enlever ?

Oui, mais la perte de volume immédiate va altérer l'esthétique de vos seins. Il existe cependant des possibilités afin de pallier cette évolution.
- Le lipofilling, s'il existe de la graisse disponible. Une première séance peut-être envisagée lors de la dépose des implants.
- La mastopexie ou lifting du sein : avec cicatrices dont la longueur dépendra de l'importance de la ptôse générée par la dépose des implants.
- L'abstention avant geste éventuel : en effet, dans les 6 - 8 mois qui suivent la dépose, la peau est susceptible de se remettre en tension dans des proportions variables selon les cas. Il est donc également possible d'attendre, puis de ré-évaluer la situation à 6 mois avant de poser l'indication d'un geste éventuel.

Augmentation mammaire et sensibilité du sein

La sensibilité du mamelon est presque toujours altérée (baisse de sensibilité ou hypersensibilité) dans les suites d'une plastie d'augmentation des seins, mais la récupération se fait habituellement dans les mois, voire l'année qui suit.

Augmentation mammaire, grossesse et allaitement

Grossesse et allaitement en cours sont comme toujours une contre-indication à tout geste, mais la présence d'implants en gel de silicone n'a jamais posé aucun souci démontré scientifiquement.

Un projet à court terme de grossesse (6 mois environ) doit raisonnablement faire reporter l'intervention, car la grossesse peut altérer le résultat post-opératoire.

En cas de formation d'une coque durant la grossesse, aucune inquiétude à avoir pour le bon déroulement de celle-ci ; il suffit d'attendre 6 mois après l'accouchement pour la traiter si nécessaire.

Les possibilités d'allaitement sont parfaitement respectées après une pose de prothèse par voie hémi-aréolaire inférieure, sous-mammaire ou axillaire (à la différence de la voie péri-mamelonnaire), même si la récupération peut prendre 6 à 12 mois.
Lorsqu'une mastopexie est associée à la pose de prothèses mammaires, la récupération des facultés d'allaitement peut prendre quelque temps.

Dans les suites d'une grossesse ou d'un allaitement, il est conseillé d'attendre environ 6 mois afin que les tissus mammaires reprennent un aspect normal.

Prix d'une augmentation mammaire

Actes Tarifs
Tarif d'une augmentation mammaire par implants : à partir de 5800 euros
Tarif d'une augmentation mammaire par lipofilling : à partir de 7000 euros
Tarif d'une augmentation mammaire par implants et mastopexie : à partir de 7000 euros

La brochure de l'augmentation mammaire

Partager